En 2001, les Pays-Bas ont été le premier pays au monde à légaliser l’euthanasie. Vingt-cinq ans plus tard, la loi n’a que très peu évolué, mais la pratique s’est massifiée et les motifs se sont multipliés.
La Croix est un journal catholique positionné centre-gauche, ainsi son orientation est plutôt contre la nouvelle loi voté à l’AN. Certains articles sont intéressants et poussent la réflexion.



Mon argument est que je n’ai pas confiance dans la macronie, et que le timing de passer cette loi en même temps qu’ils parlent de faire un milliard d’économies de plus dans le système de santé n’est probablement pas une coincidence.
C’est ce qui s’est passé au Canada, où une étude à long terme sur le droit à mourir montre que à situation médicale égale les patients issus des strates inférieures de la société ont plus recours au droit à mourir, tandis que ceux issus des strates supérieures ont un meilleur accès aux soins.
D’où ma conclusion, qui n’est pas d’être opposé à la loi, mais plutôt de faire un appel à ne pas lâcher le militantisme :
Parce que c’est ça le vrai problème de fond, les gens qui se sont battus pour faire passer cette loi dans divers pays puis qui ont complètement lâché le militantisme autour du droit à mourir une fois qu’elle a été mise en place et est devenue un outil de purge des indésirables. C’est une crainte légitime de voir la même chose se passer chez nous.
Je doit répéter : rien n’est sans abus (bon presque, je n’aime pas les absolutismes).
Que les pauvres n’ont pas accès (ou moins) que les riches, c’est donné. Il n’y a aucun pays où c’est différent. Le droit de mourir ne va la changer ce fait et ce ne sera pas la cause non plus.
Nous sommes les êtres imparfait. Il est presque impossible de créer un système parfait dans ce monde gouverné par le chaos. Le système autour du droit de mourir n’est pas parfait, et avec une grande certitude ne le sera jamais. Donc demander que un système sans abus soit conçu avant son implémentation est une demande d’attendre indéfiniment.
Ouais, macron et son néolibéralisme inhumain est abject, mais je trouve les douleurs qu’on force sur les moins forts entre nous est pire. Les donnés cette espoir de pouvoir terminer sa vie sans douleur est à mon avis beaucoup plus important.
En tout cas, t’as ton avis et moi le mien. Merci de l’avoir partagé, même si je ne suis pas accord.