• inlandempire@jlai.luOP
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    2 days ago

    Ni les services de renseignement, ni la justice française ne semblent pressés d’enquêter sur les ingérences étrangères qui ont émaillé les municipales 2026. C’est ce que révèlent nos confrères du Canard enchaîné, dans un article publié hier sur leur site internet. François Piquemal, candidat à la mairie de Toulouse, et Sébastien Delogu à Marseille font partie de personnes visées par cette campagne de dénigrement.

    LFI ne lâche pas l’affaire. Mercredi 20 mai 2026, à Paris, lors d’une conférence de presse conjointe avec Sébastien Delogu, David Guiraud et les avocats du parti d’extrême gauche, François Piquemal a enfoncé le clou. “Aujourd’hui, les Toulousaines et les Toulousains, peuvent légitimement se demander, si ce n’est pas l’extrême droite israélienne qui a volé l’élection toulousaine. Le fait que le gouvernement, qui a toujours soutenu Monsieur Moudenc, aujourd’hui fasse de la rétention d’information sur le rapport public (…), ne fait qu’accréditer cette thèse” a déclaré le candidat LFI à la Mairie de Toulouse.

    Une réaction des élus insoumis après les révélations du Canard enchaîné du 19 mai 2026 sur les ingérences étrangères qui ont émaillé la dernière campagne des municipales en France. Selon l’hebdomadaire satirique, le gouvernement freine des quatre fers sur ce dossier.

    La suite dans le lien!

    • Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr
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      2 days ago

      (je sais que c’est pas toi, c’est l’article, et d’ailleurs merci de le partager mais :) Rappel : LFI n’est pas d’extrême-gauche. Extrême-gauche = révolutionnaire, LFI = réformisme = social-démocratie.

      • keepthepace@tarte.nuage-libre.fr
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        1 day ago

        C’est le débat descriptiviste versus prescriptiviste appliqué à la politique.

        Et franchement, les deux ont leur utilité dans le discours. C’est juste malheureux qu’on glisse de l’un à l’autre si facilement et souvent de façon complètement malhonnête.

        Tu peux décrire la composition politique de l’Assemblée nationale en te disant que le barycentre, c’est le centre, que ce qui en est à gauche est de gauche, que ce qui en est à droite est de droite, et que ceux qui en est loin, ce sont des extrêmes.

        Ou sinon, tu peux en effet utiliser une définition qui classe les extrêmes comme étant les révolutionnaires et les personnes qui sont opposées à prendre le pouvoir par les urnes. Mais si on en exclut LFI, on en exclut également pas mal de personnes complètement racistes et autoritaristes, mais qui ne préparent pas de milices paramilitaires (vu que la police sera ravie de faire le taff).

        Dans un monde où il n’y a plus vraiment de gens en mode brigade rouge qui veulent prendre le pouvoir par la force, dans un monde où les fascistes font plus de 30% à toutes les élections et voient que c’est par les urnes qu’ils ont plus de chances de conquérir le pouvoir, et où les milices les mieux organisées sont probablement les écolos qui défendent les ZADs, je ne sais pas si cette dernière définition marche le mieux.

        • Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr
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          1 day ago

          Pour moi elle permet déjà de faire le tri dans l’analyse des partis entre la “vraie” extrême gauche, qui ne se soucie pas des institutions (NPA, éventuellement LO, et puis toute la nébuleuse d’orgas, RP, FA, UCL, etc) et les gens qui gardent la ligne des socialistes d’avant (LFI, parfois PCF/Ecolos). En gros, il y a du monde à gauche de LFI, même si peu nombreux, et peu médiatisés, ça reste plus que les camarades des ZAD. Donc à mes yeux, dans les deux cas, il y a toujours une pertinence à considérer LFI comme de gauche (surtout que c’est un reproche qui leur est adressé par l’extrême-gauche, de ne pas rompre avec le système).

          Côté extrême droite les universitaires n’utilisent pas la distinction révolutionnaire/réformiste, vu que notament les nazis ont accédé au pouvoir après être devenus réformistes. C’est justement là l’un des dangers de l’ED, c’est qu’historiquement elle a bien les deux facettes politiciens respectables / miliciens violents.

          Pour moi, tout ça fait vraiment sens historiquement et politiquement.

          • keepthepace@tarte.nuage-libre.fr
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            22 hours ago

            Perso, je fais toujours attention avant de parler de “vraie” gauche ou de “vraie” extrême gauche. Parce que quand il y a plusieurs définitions, il n’y en a pas une qui est plus vraie que les autres.

            Toi, tu mets la barrière au fait d’être révolutionnaire. Moi, j’aurais tendance à dire que l’extrême gauche, ça commence avec l’anticapitalisme, qui peut être révolutionnaire ou réformiste.

            Oui, moi aussi je trouve qu’au niveau de l’extrême droite, ce qui compte, ce n’est pas tellement la façon d’accéder au pouvoir que le projet politique qu’il y a derrière.

            D’une façon générale, j’évite d’utiliser les étiquettes gauche et droite pour parler vraiment du contenu des idéologies. Pour moi, c’est vraiment juste une indication de leur position dans l’hémicycle. Et c’est d’autant plus vrai quand tu t’intéresses un peu à l’histoire politique que tu remontes au 19e siècle, où n’importe qui qui était pour la République était considéré de gauche, voire radical, en fonction des époques.

            Je trouve que les définitions nébuleuses sont un gros problème en politique. C’est inévitable parce que c’est un outil rhétorique très utile pour convaincre des gens de voter pour toi, même s’il y a des différences idéologiques (“Je vous ai compris!” “Je suis anti-système!”). Mais on devrait combattre au maximum ces choses-là qui empêchent de réellement créer une culture du compromis et du consensus.

            • Takapapatapaka@tarte.nuage-libre.fr
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              17 hours ago

              Globalement, je comprends ta façon de voir les choses, et ok pour dire que gauche/droite c’est des tartes à la crème qui veulent tout et rien dire.

              Ceci étant dit, je pense que c’est carrément se voiler la face que de juste penser “les étiquettes changent, alors osef”. Certes les étiquettes changent, mais avec des vitesses variables : par exemple, ce que veut dire extrême-gauche dans le nuancier actuel des partis et dans la tête des gens sont deux choses différentes. Aujourd’hui dire “gauche” n’est pas uniquement une référence à qui est actuellement le plus progressiste, mais aussi à des valeurs et des combats dans le dernier siècle ou les deux derniers siècles. Si on suivait ton raisonnement, dans une situation hypothétique où un parti néonazi passe et interdit tous les autres partis, leur aile la plus sociale pourrait être qualifiée “d’extrême-gauche” : perso, je trouve ça stupide, à moins de préciser un référentiel (l’EG des néonazis) et à ce moment là ça devient pertinent, parce qu’on sait qu’on ne fait pas référence à l’histoire politique dans son ensemble.

              Le point de l’anticapitalisme est un exemple criant : tout le dernier siècle, toute la gauche était anticapitaliste, des anars aux socialos. Qu’aujourd’hui des partis portant des noms historiquement de gauche aient adopté et appliqué des programmes néolibéraux devrait faire revoir leur classification, plutôt que la classification des voisins plus à gauche. En gros, le PS devient centriste/de droite, et plutôt que de changer cette étiquette, on va dire que c’est les voisins qui sont devenus d’extrême gauche. Cette attitude est politisée : c’est de la communication néolibérale pour faire accepter le capitalisme comme “ni de gauche, ni de droite”.

              D’autant que tout le raisonnement se base sur la position dans l’hémicycle, ce qui exclut déjà une bonne partie de la gauche révolutionnaire qui n’est par principe pas dans cet hémicycle. Tout le monde est à la gauche ou la droite de quelqu’un, donc il faut bien prendre un référentiel pour dire de quoi on parle. Mais l’ hémicycle est un référentiel biaisé en ce qu’il lui manque une partie des forces en présence. Et du coup, vu qu’on veut dire que c’est les anciens socdem les nouveaux “extrême gauche”, on est obligés d’aller inventer des termes genre “ultra-gauche” pour les nouveaux révolutionnaires. C’est pas juste une évolution de l’échiquier avec adaptation automatique des étiquettes, c’est une manipulation active des étiquettes pour créer des narratifs plus favorables au capitalisme en appliquant un imaginaire d’extrême-gauche à des partis qui n’en sont pas (de cet imaginaire).

        • Left as Center@jlai.luM
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          1 day ago

          Et du ministère de l’intérieur désormais. Le même qui classe alliance royale a droite et pas en extrême droite.

          Voilà voilà.

  • Snoopy@piefed.social
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    2 days ago

    On peut se poser la question suivante : yaura-t-il annulation des municipales ? Yaura-t-il la meme ingerence pour 2027 ?

    • Left as Center@jlai.luM
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      2 days ago

      Non, oui.

      Non: le temps que ça se mette en route, les élections suivantes auront eu lieu. Cf. Sarkozy, Tiberi, Macronie etc.

      Oui: Les ingérences sont documentées depuis Macron 1. Ça ne vas pas s’arrêter comme ça. Surtout que c’est pour la bonne cause, c’est pour taper sur LFI.

      Question subsidiaire : Israël va-il recevoir un courrier ? Même pas, on dit rien pour les violations de frontières, apartheid, exaction extra-territoriales, actes de pirateries, attentats ou génocides. On va pas râler pour un peu d’ingérence? En plus ils ont des supers outils de surveillance de la population…

      • keepthepace@tarte.nuage-libre.fr
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        1 day ago

        “Nous ne cachons rien, le rapport sera évidemment publié. Il y a par ailleurs une action judicaire qui est engagée. On parle d’ingérences numériques étrangères, c’est assez grave quand même” a souligné Laurent Nunez.

        Bon, je mets ça là par acquis de conscience, mais voilà, c’est le ministre de l’Intérieur de Macron. Ce n’est pas ce qu’on va considérer comme une source fiable en la matière.

        • Left as Center@jlai.luM
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          1 day ago

          AMHA:

          Même si il est publié, même si il n’est pas trop caviardé, le rapport prend du temps.

          Et les moyens de contre-ingérence sont limités.

          Bref, il peut pas dire autre chose et c’est mission impossible. Les journalistes devraient simplement le mentionner clairement

          • keepthepace@tarte.nuage-libre.fr
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            22 hours ago

            Moi, je retiens surtout qu’il dit qu’il va y avoir des actions judiciaires. C’est ça qui me donne de l’espoir, j’espère que c’est vrai.